En détail

  1. Savoir écrire une histoire simple
  1. Maitrise de la structure narrative: les participants devront, en groupe après une réflexion individuelle, séparer une histoire simple en différentes parties constituantes du conte: situation initiale, élément déclencheur, péripéties, point culminant, situation finale.
  2. Jeu du dictionnaire : ce jeu permettra aux participants de travailler leur imaginaire de façon ludique
  3. Jeu des adjectifs: ce jeu consiste à trouver le maximum d’adjectifs pour un même mot, il permettra par la suite aux participants d’être précis lors de leur description
  4. La musique de l’histoire: les sources d’inspiration pour l’écriture sont nombreuses. Il s’agit ici d’écouter une musique et d’écrire l’histoire qui correspond
  5. Prolonger le film : inventer la suite d’un de vos films préférés. Ce jeu permet de développer l’imagination en se basant sur quelque chose d’existant.
  6. Réinventer le conte de fée: raconter un conte de fée traditionnel en se basant sur le point de vue d’un autre personnage.
  7. La fin d’une histoire est donnée, le but est d’en inventer le début.

 

Être en capacité d’écrire une histoire simple, permettra aux professionnels participants à la formation de pouvoir mettre l’accent sur des mots précis et permettra aux enfants d’enrichir leur corpus lexical de façon ciblée.

Ces exercices d’écritures leur donneront des outils leur permettant de progresser en travaillant seul. Cette compétence, leur permettra d’inventer des histoires dans différentes langues afin de créer des écrits parfaitement adaptés aux besoins des enfants. Sont-ils intéressés par les véhicules? Faut-il parler des morsures? Comment parler de la saison qui change? Ecrivons nos histoires!

 

  1. Savoir utiliser son corps pour réaliser une boite à histoires
  1. Un échauffement accompagné d’une musique douce est proposé aux participants afin de se connecter au corps qui est un élément primordial de la boite à histoire. En effet, pour que les enfants soient attentifs aux objets et aux mots, les gestes se doivent d’être précis et clairs, presque chorégraphiés.
  2. Un autre élément d’une grande importance: le rythme de l’histoire. Une histoire, pour être vivante et susciter l’attention des enfants, doit être, à la manière d’une partition de musique, une succession de rythmes différents. Afin de maîtriser ceci, les participants seront invités à expérimenter différents rythmes corporellement par l’intermédiaire de marche et de musique.

 

  1. Cet exercice se concentre sur la position assise ainsi que sur la position des mains. La position assise est celle de la boite à histoire, le conteur doit être le plus droit possible pour être ouvert au groupe d’enfants mais aussi assis de façon à pouvoir tenir la position un long moment. Chacun étant différent, plusieurs possibilités seront expérimentées. Les mains sont le moteur de la boite à histoire puisque ce sont elles qui en sortant les objets font avancer l’histoire. Il faut savoir sortir les objets en les mettant en valeur puisque c’est par là que passera l’enrichissement lexical des enfants.

 

Être en capacité d’utiliser et de maitriser son corps au service d’une histoire simple permettra aux enfants une meilleure compréhension. Le langage non-verbal du corps pourrait en effet aider les enfants à intégrer de nouveaux mots et pourquoi pas quelques mots d’une nouvelle langue.

 

  1. Savoir utiliser sa voix pour réaliser une boite à histoire
  1. Respiration: Les cordes vocales fonctionnant avant tout grâce à la respiration, il est important d’apprendre quelle respiration adopter pour avoir une voix claire et forte.
  2. Diction: Une diction claire, permettra aux enfants d’entendre le mot juste. Elle permettra également une meilleure compréhension.
  3. Exercices vocaux: quelques petits jeux vocaux seront proposés aux participants, ceux-ci leur permettront de comprendre l’étendue des possibilités que leur offre leur voix.
  4. Le ton juste : une juste intention, une juste émotion dans la voix permettra une meilleure compréhension de l’histoire par les enfants.

 

Être en capacité d’utiliser sa voix comme un outil au service d’une histoire est une compétence non-négligeable pour l’enrichissement lexical des enfants.  Il n’est en effet pas impossible qu’un enfant comprenne une histoire qui n’est pas dans sa langue si celle-ci est racontée avec le juste ton, la juste émotion. Pour la boite à histoire nous avons les objets, supports qui appuieront encore ce nouvel apprentissage.

 

IV – Savoir échanger avec les familles des enfants venant de loin

  1. Avec la collaboration des familles, demander aux enfants de rapporter de la maison des objets afin de créer une boite à histoire avec eux.
  2. Demander aux familles des enfants de venir raconter une boite à histoire déjà présentes en crèche dans leur langue maternelle.
  3. Demander aux familles de venir raconter l’histoire d’un objet traditionnel, l’intégrer dans une boite à histoire.

 

La boite à histoire étant un outil très langagier, il permet d’intégrer, par le biais de la langue, des familles venant de loin.

 

V- Mise en œuvre des nouvelles connaissances

Par groupe de deux ou trois, les participants seront invités à créer de toute pièce une ou plusieurs boites à histoire. Ils repartiront ainsi avec le matériel intellectuel nécessaire pour mettre cette activité en place immédiatement dans leurs différentes structures. Un temps sera réservé à la fin de la formation pour que chaque groupe puisse montrer son travail aux autres. L’échange entre les participants leur permettra de progresser dans leur pratique. De plus les participants auront l’occasion, à ce moment, là de faire progresser leur langage puisqu’ils devront justifier et argumenter leurs avis.

Formateurs

Anaïs LERICHE