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Le Cesas a pour mission de former et d’outiller les professionnel.le.s du terrain travaillant avec des enfants et jeunes. Cette formation sur 1 jour vise à sensibiliser ces professionnel.le.s à la problématique des adolescent.e.s auteur.e.s de violences sexuelles, à leur donner des clés de compréhension, des outils et des pistes d’action afin d’évaluer, orienter et accompagner au mieux les jeunes concerné.e.s. Cette formation sera animée par des expert.e.s de la prise en charge d’auteur.e.s de violences sexuelles au Luxembourg et une juriste.

Ci-dessous le programme de cette journée de formation :

  • Cadre théorique/clés de compréhension
    • Le travail thérapeutique avec les jeunes auteur.e.s de violences sexuelles
      • Psychopathologie
      • Evaluation
      • Prise en charge
  • Cadre législatif au Luxembourg
  • Les violences sexuelles et internet

Les différentes interventions doivent permettre aux participant.e.s de réduire leur inhibition face au sujet, de les outiller afin qu’ils puissent être à même de faire preuve de vigilance et de prévenir ce type de problématiques au sein de leurs institutions. En cas de violences, il est essentiel de connaître la marche à suivre et les services de prise en charge adéquats afin d’accompagner les adolescent.e.s et leur entourage au mieux.

Méthodes

(P.ex. discours, présentation, groupes de travail, …)

Il s’agit d’ateliers avec des présentations de concepts théoriques/pratiques, de méthodes de prise en charge en mettant l’accent sur l’interactivité avec des échanges et du travail de groupe. La théorie sera toujours illustrée par des exemples de terrain. La formation est dispensée à l’aide de supports informatiques, vidéos.

 

Objectifs et compétences à acquérir

 Avant d’en venir aux objectifs et compétences à acquérir pour cette formation, nous souhaitons définir notre cadre de travail. L’adhésion aux droits de l’enfant nous confère plusieurs obligations : prévenir les abus sexuels, protéger les enfants contre ces abus et mettre en place un cadre de prise en charge en cas d’abus. En ce qui concerne le cadre de référence national pour l’éducation non formelle, il se veut le garant d’opportunités d’expérience et d’apprentissage pour les enfants dans les différents champs d’action y définis. A l’occasion de la formation décrite ci-dessus, deux champs d’action nous intéressent : la langue, la communication et les médias ainsi que les émotions et relations sociales.

La thématique des violences sexuelles reste taboue dans nos sociétés et d’autant plus, quand les auteur.e.s sont eux-mêmes des mineur.e.s. Comment accompagner de façon adéquate auteur.e.s et victimes ? Comment prendre en compte le statut de mineur.e de l’auteur.e ? L’exercice est complexe, car il s’agit de responsabiliser l’auteur.e tout en prenant en compte sa vulnérabilité inhérente à son statut d’enfant/adolescent.e. L’adolescence est une période cruciale qui correspond aux premières expériences dans une vie sexuelle « adulte ». Chez certain.e.s adolescent.e.s, les comportements problématiques, parfois déjà présents depuis l’enfance, peuvent mener à des passages à l’acte. Il est donc primordial et ceci dès le plus jeune âge, d’accompagner et d’orienter les enfants et adolescent.e.s dans leur développement psycho-sexuel et de savoir rester vigilant.e.s et détecter les comportements problématiques. Le cadre de référence national stipule que « parmi les principales tâches de développement figure le fait d’engager des relations avec autrui et de trouver sa place dans l’environnement social. » Dans la majorité des cas, les adolescent.e.s auteur.e.s de violences sexuelles présentes des troubles de l’attachement. D’où l’importance de travailler les liens sains avec son environnement.

En outre, comme le spécifie le cadre de référence,« dans le contexte d’une société de la connaissance technique, les médias numériques font partie intégrante de l’environnement quotidien des enfants. La mission éducative des institutions non formelles est donc de promouvoir la compétence médiatique des enfants. Celle-ci rend les enfants aptes à utiliser les différents médias de façon de plus en plus autonome et réfléchie, tant dans leur intérêt propre qu’au profit d’échanges sociaux ou pour participer à la société ». Il est alors essentiel d’aborder l’influence et le rôle des nouvelles technologies de l’information et de la communication dans les violences sexuelles et de préparer les pédagogues à aborder la thématique au sein de leurs institutions, mais aussi à la vigilance/prévention quant à l’utilisation des médias par les adolescent.e.s.

L’objectif global de cette formation est d’aborder la thématique des adolescent.e.s auteur.e.s de violences sexuelles par le biais du cadre législatif et de celui de la prise en charge psychothérapeutique. Il s’agit entre autres de définir les comportements problématiques, la violence sexuelle, le rôle des nouvelles technologies d’information et de communication ainsi que les pistes d’évaluation et de prise en charge afin d’outiller les professionnel.le.s dans la prévention, l’orientation et la prise en charge des cas d’abus sexuels entre mineur.e.s.

En termes de compétences, il s’agit avant tout d’acquérir les clés de compréhension des mécanismes en place chez les adolescent.e.s auteur.e.s de violences sexuelles, les méthodes et outils nécessaires à la vigilance, prévention et action en cas de situations d’abus. Les participant.e.s pourront ainsi développer leurs savoirs et savoir-faire en termes de clinique, d’évaluation et d’orientation du public cible. En outre, ils pourront mieux appréhender la thématique dans sa globalité et transposer les contenus de la formation à leur quotidien au travail afin de pouvoir mieux veiller à la protection et prévention des abus sexuels entre mineur.e.s dans leurs institutions respectives. L’échange entre pairs et avec les expert.e.s leur permettra d’élargir leur horizon, de découvrir des outils et méthodes pour faire face aux défis liés à la thématique dans leur quotidien.

Formateurs

Jan Kossack –  Psychologue clinique et psychothérapeute, Erzéiungs- a Familljeberodung - AFP Solidarité Famille

Gabi Lucas –  Psychologue, Erzéiungs- a Familljeberodung - AFP Solidarité Famille

Simone Flammang –  Premier avocat général, Parquet général du Grand-Duché de Luxembourg

Igor Loran –  Psychologue diplômé, KJT